[111] Mon Premier Trimestre Personnel : Un Bilan Entre Réflexion, Émotions et Renaissance
Il y a quelque chose que je dois préciser avant d’entrer dans ce bilan. Beaucoup organisent leur année de janvier à décembre. Mais pour moi, l’année commence à ma date anniversaire. C’est le moment où mon énergie se réinitialise, où mes intentions se clarifient, où je redessine silencieusement ma vision.
Alors quand je parle de "1er trimestre", je parle du trimestre de mon année personnelle, celui qui court de septembre à novembre. Et ce trimestre-là a été un tournant… subtil mais puissant.
Mon 1er trimestre : transformation, clarté et réconciliation intérieure
Ce premier trimestre n’a pas été spectaculaire. Il a été révélateur. Et souvent, ce genre de transformation est bien plus profond qu’un feu d’artifice visible de l’extérieur.
Ces trois mois ont été marqués par :
des mises au point avec moi-même,
des décisions d’assainissement,
une nouvelle discipline interne,
et une vraie réconciliation entre ce que je veux, ce que je ressens et ce que je construis.
Ce n’était pas un trimestre "productif" au sens classique. C’était un trimestre fondationnel.
J’ai fait moins… mais j’ai fait vrai
Ce trimestre, j’ai choisi l’authenticité au lieu de la performance vide. J’ai arrêté de faire les choses "parce qu’il faut". J’ai réinvesti mon énergie dans ce qui compte, vraiment.
J’ai pris du recul sur mes mécanismes. J’ai observé mes schémas. J’ai retiré ce qui n’avait plus de sens. J’ai laissé émerger une ambition plus alignée, plus mature.
Les prises de conscience majeures
- La discipline protège, elle n’étouffe pas
J’ai compris que la discipline n’est pas un carcan. C’est une structure qui me permet de rester fidèle à mes objectifs, même quand l’humeur ou les circonstances tentent de me détourner.
- L’alignement est une décision quotidienne
Ce n’est pas un concept spirituel abstrait. C’est dire "non" à ce qui m’épuise, "oui" à ce qui m’élève, et rester honnête avec moi-même même quand c’est inconfortable.
- L’abondance commence dans la tête
Je l’ai ressenti clairement : tant que le mindset reste contracté, les résultats aussi. Ce trimestre m’a permis d’élargir ma vision, ma capacité à recevoir, ma façon de me positionner.
- La paix arrive quand j’arrête de me trahir
Moins de compromis qui me coûtent. Moins de "ça ira" quand ça n’ira pas. Moins de petits mensonges que l’on se raconte pour éviter des décisions nécessaires.
Les actions concrètes posées
Ce trimestre n’était pas seulement émotionnel ; il était aussi pratique. Mais les actions posées n’étaient pas dans le "faire", elles étaient dans l’être.
Elles ont pris la forme de :
me poser réellement, sans distraction, sans fuite,
rester dans le silence pour écouter ce que mon intuition avait à me dire,
m’arrêter volontairement, freiner, ralentir,
laisser l’introspection reprendre sa place, encore et encore,
accepter que tant que l’alignement n’est pas encore total, certaines choses ne peuvent pas avancer.
Ce ne sont pas des actions visibles. Mais ce sont des actions déterminantes.
Ce que ce trimestre ouvre pour la suite
Je sens que ce premier trimestre m’a ramenée à l’essentiel : l’écoute de moi-même.
Pas une vision parfaitement claire. Pas une énergie toujours stable. Pas une discipline rigoureuse. Pas une ambition flamboyante.
Mais quelque chose de plus profond :
l’écoute : savoir entendre ce qui se passe en moi avant d’agir,
le calme : ne plus me laisser entraîner par l’urgence ou la comparaison,
la résilience comme jamais.
la patience : laisser le temps au temps, ne plus me juger quand quelque chose ne se passe pas comme je le voulais.
Ce trimestre m’ouvre donc un chemin plus conscient, plus posé, plus enraciné.
Réflexion finale : accepter le chemin, même inconfortable
Alors, disons-le franchement : ce premier trimestre ne s’est pas passé exactement comme je l’avais imaginé.
Comme dans le processus de deuil (décrit par Elisabeth Kübler-Ross), j’ai traversé plusieurs étapes :
Le déni >> Refuser certaines réalités, espérer que ça changerait tout seul.
La colère >> Contre la situation, contre moi, contre ce que je n’avais pas anticipé.
Le marchandage >> "Et si j’avais fait autrement ? Et si je pouvais réparer ou négocier ?"
L’abattement / retrait >> Cette phase où je me suis "reposée vis-à-vis de moi-même", où j’ai lâché la lutte et laissé tomber la résistance.
Et maintenant, après avoir traversé toutes ces étapes, je suis dans la phase d’acceptation :
"Ok, je suis dans cette situation. Maintenant qu’est-ce que je fais ?"
Peu de choses ont été planifiées, mais l’univers a souvent ses propres chemins. Et c’est quand on lâche prise sur certains points qu’on s’ouvre enfin à la clarté.
Je retiens donc de ce premier trimestre 2025 : la patience, la conscience et l’acceptation du processus.
Je ne sais pas encore quand tout va s’améliorer, mais je ne suis plus dans la précipitation. Et même si la planification reste utile, aujourd’hui je sais que chaque chose arrive en son temps, exactement comme elle doit arriver.