Une femme, un fils, une mission

[113] 🎄 Noël, cette fête que je n’ai jamais apprise… et que je décide de transmettre

Je n’ai jamais aimé Noël. Pas parce que je suis grincheuse. Pas parce que je déteste les paillettes ou le chocolat chaud. Non. Parce que chez moi… Noël, ça n’existait pas.

Pas de sapin. Pas de cadeaux. Pas de repas de famille. Rien. Nada.

Quand les autres racontaient leurs souvenirs, moi… j’avais zéro anecdote. Ça marque. Comme un vide silencieux.

Moi ? Je suis solo. Casanière. Très solo. Pas de bande, pas de soirées, pas de fêtes imposées. Alors Noël… je l’évitais. Comme on évite un miroir qui te renvoie ce que tu n’as jamais eu.

Puis j’ai eu un enfant. Et là… tout change. Parce qu’à un moment, tu comprends que ce que tu n’as pas reçu ne doit pas devenir le programme par défaut de ton enfant.

Mon fils ? Il n’a jamais vraiment fêté Noël non plus. Une seule fois, en 2023, invité par la famille.

Cette année, encore un Noël "à ma façon". Pas de grande maison. Pas de décor parfait. Mais… il y a eu un premier pas.

Le marché de Noël. Pour la première fois, nous sommes allés ensemble. Une découverte. Pour lui. Pour moi.

Si je n’avais pas changé de région … jamais je ne l’aurais fait. Comme quoi, parfois, changer de décor, ça change tout.

Et là, j’ai compris une chose essentielle :

👉 ne jamais sous-estimer les petits commencements.

Je pourrais vouloir tout d’un coup. Rattraper des années d’absence. Mais non. La vie fonctionne par pas. Petits. Maladroits. Courageux.

Alors je me fais une promesse. Et je lui fais une promesse.

Si Dieu me prête vie, l’année prochaine… On fera Noël. Le vrai. Pas à la dernière minute. Dès octobre.

Le sapin. Les décorations. Les cadeaux.

Pas pour copier les autres. Mais pour inventer notre propre histoire.

Il n’est jamais trop tard pour apprendre. Il n’est jamais trop tard pour transmettre. Il n’est jamais trop tard pour réparer.

Et crois-moi… je fais ça en mode badass.

Parce que ce que je n’ai pas eu… je peux décider de le transformer.