Une femme, un fils, une mission

[125] Merci. Et à bientôt.

Il y a des silences qui ne sont pas des absences. Il y a des retraits qui sont des passages.

Avant toute chose, je voulais vous dire merci. Merci à celles et ceux qui prennent le temps de lire chaque article. Merci à celles et ceux qui écrivent, qui répondent, qui partagent un ressenti, une phrase, un écho. Ce temps que vous prenez, je le reçois avec gratitude.

Si j’ai toujours continué à écrire ici, c’est aussi grâce à vous.

Ce blog n’a jamais été un journal intime exposé. J’y partage des fragments, des processus, des chemins intérieurs — sans forcément en livrer tous les détails. C’est un choix profondément personnel. Je crois à la pudeur. Je crois à la justesse. Je crois qu’on peut transmettre sans tout dévoiler.

Quand j’ai écrit cet article, celui qui évoquait cet homme, beaucoup ont découvert que j’avais une vie sentimentale 💁🏾 Comme si le silence signifiait l’absence. Comme si ce qui n’est pas dit n’existait pas.

Cet article, je l’ai écrit parce que c’était important pour moi. Parce que les écrits restent. Parce que laisser une trace a du sens.

Écrire n’a jamais été une obligation. Ni une stratégie. Ni un remplissage.

Si aujourd’hui je prends du recul, ce n’est pas par dégoût de l’écriture. C’est tout l’inverse.

Je ressens le besoin d’un retrait. Un vrai. Sans annonce spectaculaire. Sans promesse de date. Sans scénario.

Dans la vie d’une femme, il y a des périodes où quelque chose se transforme en profondeur. Comme le serpent qui mue. Comme la chenille qui devient papillon. Ce sont des temps invisibles, mais nécessaires.

Je ne sais pas encore quand je reviendrai écrire ici. Je sais seulement que je n’ai jamais écrit pour écrire. Et que je ne le ferai jamais.

Ce blog n’est pas abandonné. Il est vivant. Et comme tout ce qui est vivant, il respire, il se tait parfois, il revient quand c’est juste.

Merci d’être là. Merci de lire. Merci de respecter ce silence comme une étape, pas comme une fin.

À bientôt. Quand ce sera le bon moment.