Une femme, un fils, une mission

[131] Ce que mes 6 derniers mois m’ont appris… et surtout ce que j’ai désappris

Mon premier semestre "personnel"

Je fonctionne un peu à l’envers.

Mon année ne commence pas en janvier. Elle commence à mon anniversaire.

Cela veut dire que lorsque beaucoup font leur bilan au 31 décembre, moi je le fais ailleurs dans l’année. Et aujourd’hui, je réalise que je viens de traverser le premier semestre de mon année personnelle.

Six mois.

Six mois qui ont été à la fois confrontants, transformateurs… et profondément révélateurs.


##Je n’ai pas appris qui j’étais

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces derniers mois ne m’ont pas appris qui j’étais.

Ils m’ont surtout confirmé ce que je savais déjà au fond de moi.

Les outils que j’ai explorés récemment, comme la numérologie ou d’autres approches de connaissance de soi, n’ont pas été des révélations.

Ils ont été des miroirs.

Ils ont simplement mis des mots sur des choses que je ressentais déjà sans toujours pouvoir les expliquer.

Et ça m’a fait comprendre quelque chose de très important :

Parfois, nous ne cherchons pas des réponses. Nous cherchons simplement la confirmation que notre intuition ne nous trompe pas.

##Comprendre et expérimenter sont deux choses différentes

Il y a beaucoup de choses que nous savons intellectuellement.

Mais les vivre… c’est une autre histoire.

On sait que la vie est courte. On sait que certaines relations ne sont pas saines. On sait qu’il faut s’écouter.

Mais tant qu’on ne l’a pas expérimenté dans sa chair, ces vérités restent théoriques.

Ces six derniers mois m’ont fait passer de la théorie à l’expérience.

Et l’expérience transforme tout.


##Ce que j’ai désappris

Ces derniers mois m’ont aussi obligée à désapprendre certaines choses.

Par exemple :

Ce n’est pas parce que quelqu’un est présent dans votre vie que cette personne vous veut du bien.

Ce n’est pas parce que quelqu’un vous appelle souvent, vous parle beaucoup ou se montre proche… que cette relation est saine.

Parfois, la proximité cache autre chose.

Et parfois, il faut avoir le courage de reconnaître que certaines personnes n’ont plus leur place dans notre vie.


##Nouveau rapport aux limites

Une autre chose a profondément changé dans ma manière d’être en relation avec les autres.

Aujourd’hui, je ne laisse plus passer ce qui me dérange.

Avant, il m’arrivait de me taire. De laisser passer une remarque. Une blague qui ne me faisait pas rire. Une petite phrase qui dépassait mes limites.

Je me disais que ce n’était pas grave.

Aujourd’hui, c’est différent.

Dès que je sens qu’une limite est franchie, je recadre immédiatement.

Même si c’est sous couvert d’humour. Même si la personne me dit "mais je rigole".

Parce que j’ai compris une chose :

Le respect commence là où nous posons nos limites.

Et si certaines personnes trouvent que cela fait de moi quelqu’un de trop strict ou de trop direct… c’est OK.

Je préfère être une personne qui se respecte, plutôt qu’une personne qui s’efface pour préserver le confort des autres.


##Le moment où j’ai compris que je devais partir

Il y a eu un moment très précis où j’ai su.

Un moment où j’ai été confrontée à des attaques, à une forme de violence psychologique.

Face à moi, quelqu’un pensait me connaître. Quelqu’un pensait aussi pouvoir me provoquer pour m’entraîner dans un conflit.

Mais quelque chose avait changé en moi.

Au lieu de répondre, de me défendre, d’entrer dans la guerre… j’ai choisi autre chose.

Je suis partie.

Et aujourd’hui je vois cela comme un cadeau immense.

Parce que j’ai compris que ne pas entrer dans certains combats est parfois la plus grande victoire.


##Le courage n’est pas toujours spectaculaire

Partir n’a pas été facile.

Ce qui m’a le plus fait peur, ce n’était pas le regard des autres.

C’était :

Mais à un moment donné, je me suis rappelé une chose :

Mon fils ne verra pas une femme qui subit. Il verra une femme qui choisit.

Et cette phrase est devenue mon mantra.

##Être un rempart pour son enfant

Il y a aussi quelque chose que j’ai compris dans cette période.

Certaines histoires ont tendance à se répéter d’une génération à l’autre.

Et j’ai décidé que certaines choses s’arrêteraient avec moi.

Quand quelqu’un dépasse une limite envers mon fils, même verbalement, je recadre immédiatement.

Parce que je veux qu’il sache une chose très simple :

Je suis son rempart.

Je veux qu’il grandisse en sachant que sa mère est là pour le protéger, le défendre et poser des limites quand c’est nécessaire.

Et quelque part, cela crée aussi un lien très fort entre nous.

Parce qu’un enfant ressent quand il est protégé. Il ressent quand il est aimé.


##La vie est courte

Une autre chose a profondément changé dans mon état d’esprit.

Avant, j’avais tendance à attendre.

Le lundi. Le début du mois. Le bon moment.

Aujourd’hui, quand je veux commencer quelque chose… je commence.

Pas parfaitement. Pas idéalement.

Mais je commence.

Parce que j’ai compris quelque chose de simple :

La vie n’attend pas que nous soyons prêts.


##Sortir de sa zone de peur

Ces six mois m’ont aussi permis de dépasser certaines limites personnelles.

Par exemple, j’ai toujours eu une peur irrationnelle de conduire en métropole.

Et pourtant, récemment, j’ai parcouru plus de 850 kilomètres en deux jours.

Et tout s’est bien passé.

Cela peut paraître banal pour certains. Mais pour moi, c’était une victoire immense.


##Honorer qui je suis

Ces derniers mois m’ont aussi aidée à mieux comprendre mon fonctionnement.

Je suis quelqu’un qui aime le mouvement, le changement, la liberté.

Mais mon défi personnel est ailleurs : la structure.

Et au lieu d’essayer de choisir entre ces deux parts de moi, j’ai compris que je devais simplement apprendre à les honorer toutes les deux.

La liberté et la structure.

Le mouvement et la construction.


##La vie comme école

Quand je regarde la femme que j’étais il y a six mois, je me dis simplement :

Elle devait passer par là.

Parce que la vie est une école.

On ne saute pas directement au lycée. On passe par chaque classe.

Et certaines leçons ne s’apprennent qu’en les vivant.


##Accepter ma sensibilité

Il y a aussi une autre part de moi que j’ai longtemps essayé de combattre.

Ma sensibilité.

Je suis une personne profondément émotive (sans extrémisme).

Une scène dans un film peut me toucher. Une vidéo peut me faire monter les larmes aux yeux. Une histoire peut me bouleverser.

Pendant longtemps, j’ai voulu lutter contre ça.

Comme si cette sensibilité était une faiblesse.

Aujourd’hui, je comprends que c’est l’inverse.

C’est une part de moi.

Et au lieu de la combattre, j’ai décidé de l’accepter.

Parce que cette sensibilité est aussi ce qui me permet de ressentir profondément, d’être touchée par les autres et d’aimer sincèrement.


##Aujourd’hui

Aujourd’hui, je ne cherche plus à contrôler toute ma trajectoire.

Mais j’avance différemment.

Je fais quelque chose que je ne faisais pas avant : j’écris mes envies.

Pas seulement des objectifs.

Des envies.

Puis chaque semaine, je regarde cette liste et je me demande :

Quelle action puis-je poser aujourd’hui pour m’en rapprocher ?

Pas dans dix ans.

Pas "un jour".

Aujourd’hui.


##Ce que ces six mois ont vraiment changé

Au fond, ces six mois ne m’ont pas transformée.

Ils m’ont simplement rapprochée de moi-même.

Aujourd’hui je ne cherche plus à être parfaite.

Je cherche simplement à être Naomi.

Et à honorer la vie qui m’est donnée.