Une femme, un fils, une mission

[89]2025 : l’année du bilan, l’année de libération

Je sais que je parle souvent de 2025 sur mon blog, et certains pourraient penser que je me répète. Mais cette année n’a pas été anodine pour moi. Elle a été clé, intense, formatrice et transformatrice. Chaque article que j’écris sur cette période évoque un aspect différent de ce que j’ai vécu, et parfois il y a des recoupements, parce que certaines expériences sont tellement fortes qu’elles méritent d’être ancrées, revisitées et comprises pleinement. C’est pour cela que j’y reviens encore et encore : pour marquer cette étape, pour la garder vivante dans ma mémoire et dans mes projets futurs.

Chaque année, avant ma date anniversaire, le 5 septembre, je prends le temps de me poser, de faire un bilan, de réfléchir, d’observer ce que j’ai traversé, ce que j’ai intégré et ce que je dois laisser derrière moi. Mais cette année, 2025, a une résonance particulière. C’est une année universelle 9, le chiffre des bilans, des fins de cycles, des conclusions. C’est une année qui nous pousse à laisser derrière nous ce qui ne nous sert plus, à faire le tri et à évoluer. La vie nous force toujours à avancer et à grandir : si nous choisissons de ne pas évoluer, les challenges se feront encore plus intenses. Cette année m’invite à faire ce tri conscient, à m’ouvrir à une nouvelle version de moi-même. Je serai dans ma sixième année personnelle, consciente que ce n’est pas un hasard : je suis née en septembre (le 9e mois du calendrier grégorien), mon chemin de vie est un 9, et 2025 est une année 9 universelle. Tout converge pour me pousser vers cette transformation. À l'aube de mes 41 ans, je m’autorise enfin à vivre pleinement la vie de mes rêves, et je ne pouvais pas faire autrement.

Cette année, je me reconnecte à mon héritage sur tous les plans. Pas seulement culturel ou spirituel, mais dans chaque domaine de ma vie. Mon identité afro-caribéenne, mes racines, mes traditions et mes us et coutumes… il y a eu dans ma famille des coupures nettes, des absences, une amputation culturelle que je ressens profondément. Je ne sais pas toujours comment réintégrer ce qui m’a été arraché, mais je suis à la recherche de personnes et de pratiques qui peuvent me guider dans ce chemin. Retrouver ces fragments, les accueillir et les faire vivre dans ma réalité, c’est un acte de puissance et de vérité personnelle.

Être acteur de mon bonheur est également au cœur de ce processus. Je me souviens de ce jour où j’ai posé mes pieds dans mon futur pied-à-terre pour la première fois. Dès la gare, j’ai senti un changement en moi : ma posture, mon état d’esprit, tout vibrait différemment. J’étais chez moi. C’était comme si mon corps et mon âme reconnaissaient leur espace naturel, leur territoire. Ce n’est pas juste un lieu : c’est un miroir de mon état intérieur. Mon bonheur commence par ce sentiment de légitimité et de sécurité dans mon espace, et je choisis de l’honorer.

Et puis, il y a eu ces rencontres, celles qui chamboulent, qui bousculent, qui secouent les fondations de notre perception. Certaines sont intenses même si elles ne durent pas, et d’autres laissent des traces subtiles qui transforment notre manière d’avancer. Oui, il y a des déceptions, des moments de cœur brisé, des instants où l’injustice semble frapper sans raison. Mais chaque étape est précieuse. Chaque rencontre, chaque douleur, chaque incompréhension m’enseigne quelque chose. Même quand je ne comprends pas aujourd’hui, je sais que demain, la lumière viendra sur le pourquoi.

Cette année, je choisis d’accueillir. D’accueillir les moments de joie et de douleur, les succès et les échecs, les rencontres qui élèvent et celles qui interrogent. Je choisis de libérer ce qui n’a plus lieu d’être et de faire de la place pour ce qui est à venir. Tout ce processus m’amène vers 2026, une année de renouveau, de nouvelles fondations, de projets concrétisés et de rêves matérialisés.

2025 m’enseigne la patience, la confiance et la persévérance. Elle me rappelle que tout se fait au moment parfait, que chaque événement, chaque rencontre, chaque obstacle a sa raison. Je peux visualiser, rêver, planifier et agir, mais je dois aussi apprendre à accueillir le timing divin de la vie. Ce que je construis aujourd’hui prépare la femme que je deviendrai demain.

Et finalement, ce que 2025 m’a montré, c’est que le vrai pouvoir n’est pas dans le contrôle, mais dans l’accueil. Accueillir ce qui vient, ce qui part, ce qui blesse et ce qui élève. Accueillir ma vérité, ma culture, mes racines, mes désirs. Accueillir la vie telle qu’elle est, avec ses surprises, ses défis et ses cadeaux. Parce que c’est dans cet accueil que je trouve ma force, mon ancrage et ma liberté, et que je me prépare à vivre pleinement tout ce que 2026 m’apportera.