[46] Août 2023 : le mois où j’ai commencé à me sauver de la dépendance affective
Août 2023.
Je suis dans une relation où je me vide depuis plus d’un an. Je donne. Je donne. Je donne. Et je ne reçois rien. Ou si peu. Juste ce qu’il faut pour me maintenir sous emprise.
Je suis l’ombre de moi-même. Mais je continue à espérer, à m’accrocher, à me convaincre que le problème vient de moi. Je suis en pleine dépendance affective, sans filtre, sans déguisement.
Je cherche l’attention, les signes, les mots, les preuves. Je me contente de miettes. Dans mes relations amoureuses. Dans mes amitiés. Même dans certaines relations professionnelles.
Je suis celle qui relance, qui demande, qui attend. Celle qui reste, même quand tout lui crie de partir.
Et puis un jour, ça lâche. Pas doucement. Brutalement.
Je prends une décision radicale : je le quitte. Mais ce n’est pas juste un homme que je quitte. C’est un schéma. C’est un cycle de survie émotionnelle. Je quitte aussi la Guadeloupe. Pas pour fuir un homme, mais pour me sauver de moi-même. Je devais couper. Sortir. Me retrouver.
C’est là, en août 2023, que commence ma guérison. Pas la guérison douce et poétique. La vraie. Celle qui gratte, qui isole, qui met à nu. Celle où tu découvres ta propre absence. Celle où tu réalises que tu as passé des années à quémander de l’amour parce que tu ne t’en donnais pas.
Entre août 2023 et début 2025, j’ai traversé des tempêtes intérieures. Des rechutes. Des silences. Des tentations de replonger. Mais j’ai tenu. J’ai reconstruit un socle. Lentement. Fermement.
Et aujourd’hui, en 2025, je peux le dire :
👉 Je suis guérie de ma dépendance affective.
Je ne cherche plus à plaire. Je ne me suradapte plus. Je ne me surinvestis plus. Je ne mendie plus rien.
Je suis une femme exceptionnelle. Je sais qui je suis. Je sais ce que je veux. Et surtout, je sais ce que je vaux.
Je ne me laisse plus convaincre par moins que ce que je mérite. Je ne donne plus à ceux qui ne savent pas recevoir. Je ne reste plus là où l’on ne me voit pas. Je ne me force plus à comprendre ce qui n’a jamais été de l’amour.
Je ne veux plus de ce type de personne dans ma vie. Qu’il s’agisse de relations sentimentales, amicales, professionnelles, ou de toute autre forme de lien. Je ne fais plus de place à ce qui me vide.
À ceux qui ne savent pas aimer, qui ne savent pas accueillir, qui prennent sans jamais rendre : Bonne route. Je vous souhaite le meilleur… mais sans moi. Je ne retiens plus personne.
Et si toi, qui lis ces lignes, tu sais que tu souffres de dépendance affective… Sache une chose : tu peux en sortir. Ce n’est pas une fatalité. C’est un chemin. Mais c’est possible.
Moi, j’y suis passée. Et aujourd’hui, je vis enfin en paix.
Naomi
Ancienne dépendante affective.