[34] Ce que je construis avec mon fils: entre foi, valeurs et défis
Je suis une maman solo. Mais je suis aussi une architecte invisible. Je construis, pierre après pierre, un homme. Un homme en devenir.
Alors, je fais avec ce que j’ai. Avec mon amour, ma foi, mes convictions. Mais surtout, avec intention.
Dans quelques jours, mon fils aura 10 ans. Et même si certaines choses me pincent le cœur quand j’y pense… Je suis fière. Fière d’avoir tenu. Fière de ce que je construis avec lui.
Oui, il y a eu des erreurs. Mais je suis encore là. Encore en vie, donc encore en chemin. Et tant que je suis en vie, je peux toujours semer mieux.
Mon fils a ses particularités. Ses petits troubles, ses façons bien à lui de penser le monde. Des choses que l’adulte n’a pas toujours su voir ni nommer. Mais moi, je le vois. Je parle avec lui. Je le forme. Je l’équipe.
Et ce que je découvre ? C’est qu’il écoute. Qu’il comprend bien plus que ce qu’il montre. Même quand il fait semblant de ne pas comprendre, il retient, il répète, il me ressort les phrases clés.
Il a cette mémoire cachée, cette façon de digérer les mots à son rythme, et cette lueur dans les yeux quand il comprend qu’il est capable.
Cette année scolaire a été challengeante. Il y a eu des découragements, des blocages, des décrochages. Mais il y a aussi eu… des progrès. Immenses.
Je le vois, je l’honore, je le célèbre. Parce que je sais que ce n’est pas que le fruit du hasard. C’est aussi le fruit de mes prières.
Pendant mon jeûne, j’avais remis ce sujet-là à Dieu. Je lui avais demandé un miracle. Et aujourd’hui, je vois que ce miracle est en cours. Pas spectaculaire. Mais réel. Visible. Silencieux, mais certain.
Je ne lui apprends pas des versets “juste pour dire qu’il connaît”. Je ne veux pas qu’il récite la Bible comme un poème vide de sens.
Je veux qu’il comprenne qu’il y aura des vagues dans la vie. Des silences. Des moments où je ne serai pas là, peut-être même des moments où je ne pourrai plus être là.
Et dans ces moments-là, il aura besoin de se raccrocher à quelque chose.
Moi, c’est la parole de Dieu qui m’a tenue debout. Qui m’a empêchée de couler plus d’une fois. Alors je sème cette graine en lui.
Pas pour qu’il sache des versets. Mais pour qu’il sache où puiser quand ça vacille.
Je lui ai appris à faire un vision board. Parce que les rêves ne sont pas réservés aux adultes. Parce que visualiser, c’est commencer à croire que c’est possible.
Chaque mois, je choisis une valeur clé. Une seule, mais elle est notre fil rouge.
🔸 L’intégrité. 🔸 Le courage. 🔸 L’empathie.
Je ne veux pas qu’il obéisse aveuglément, je veux qu’il devienne un homme aligné.
Je lui laisse aussi de l’autonomie. Aller à l’école à pied. Faire une course seul.
Parce que l'autonomie ne se donne pas à 18 ans. Elle s’apprend, pas à pas.
Je n’ai pas grandi avec ce modèle. Mais je suis encore en vie. Alors j’ai choisi de bâtir un nouveau modèle.
Pas parfait. Mais vivant, aimant, conscient.
Je ne cherche pas la perfection, je cherche la présence. La présence aimante, ferme quand il faut, alignée.
Parce que je ne veux pas juste qu’il réussisse. Je veux qu’il sache qui il est. Qu’il sache qu’il est aimé. Qu’il sache que sa mère a tout donné pour qu’il devienne un homme debout.
Et toi ? Quelle est la valeur fondamentale que tu veux graver dans le cœur de ton enfant ? Comment l’aides-tu à grandir avec ses particularités ?