[9] Foi, lignées et outils : ma spiritualité sans étiquette
Je suis une femme de foi. Mais je suis aussi une femme de racines, d’intuition, de ressentis profonds. Et il m’a fallu du temps pour faire la paix avec cette double réalité.
J’ai grandi dans un monde où croire signifiait souvent choisir un camp, rejeter l’autre, taire ce qui ne rentrait pas dans la case. Et pourtant… j’ai toujours su que Dieu n’était pas enfermé dans des murs d’églises, ni dans des dogmes, ni dans les jugements.
J’ai découvert la numérologie à une époque où je cherchais à comprendre pourquoi je tournais en rond. J’ai mis le nez dans l’astrologie, dans le Human Design, dans les lignées familiales. Pas pour m’y enfermer. Mais pour décoder des parts de moi que personne ne m’avait appris à écouter. Ces outils ont été des pistes d’exploration, pas des idoles.
Oui,je prie. Oui,je crois que Jésus est le chemin. Mais je crois aussi que Dieu nous parle à travers les symboles, les saisons, les cycles, et même parfois, à travers des mots-clés dans un thème natal.
Je suis issue de lignées puissantes. Des femmes qui ont survécu, des hommes qui ont marché courbés mais jamais brisés. Je ressens en moi le poids invisible des non-dits, des deuils, des luttes, des exils. Et en même temps, je sens une force ancestrale me pousser à me redresser, à me relever, à faire autrement.
Ce n’est pas un délire mystique. C’est un appel viscéral à guérir, à faire le tri entre ce qui m’a été transmis et ce que je choisis de porter. C’est une foi vivante, incarnée, qui ne se vit pas en théorie mais dans la chair, dans les choix, dans les silences.
Alors non, je ne me justifierai plus. Je suis croyante. Et j’ai utilisé la numérologie, l’astrologie et tous les outils qui m’ont aidée à mettre du sens sur mes chaos. Parce que Dieu est aussi dans les révélations progressives, dans les étapes, dans le processus.
Je ne suis pas en train de renier ma foi. Je suis en train de l'élargir, de l’enraciner, de la faire respirer. Je suis en train de dire que ma foi, je la vis debout, enracinée, traversée, pas en récitant des versets hors contexte.
Il est temps qu’on arrête de diaboliser ce qu’on ne comprend pas. Il est temps d’avoir une foi plus grande que nos peurs, plus ouverte que nos traditions figées. Une foi qui s’écoute autant qu’elle se proclame.
Moi, je choisis la cohérence. Pas la perfection. Je choisis la foi et l’intuition. Je choisis d’honorer Dieu avec ce que je suis tout entière, y compris avec mes zones d’ombre, mes questions, mes outils.
C’est ma spiritualité. Elle n’est peut-être pas orthodoxe, mais elle est vivante, vibrante, réelle.
Et toi ? Tu crois en quoi quand personne ne regarde ?