[67] Je ne veux pas juste guérir. Je veux transmettre.
Je ne veux pas juste guérir. Je ne veux pas juste cocher les cases du "mieux-être", me convaincre que je vais bien parce que je fonctionne à nouveau. Je ne veux pas être en paix à l’intérieur et inutile à l’extérieur.
Je veux que ma vie parle. Je veux que ce que j’ai traversé serve.
Pas pour faire la coach de plus, pas pour devenir une énième voix dans le bruit. Mais parce que j’ai compris un truc : La guérison ne s’arrête pas à soi.
C’est une semence. Et si tu la gardes pour toi, elle pourrit. Mais si tu l’offres, elle donne du fruit. Même si transmettre, parfois, c’est se heurter à ses propres doutes. Se demander si on a vraiment le droit d’en parler. Si c’est assez.
J’ai traversé des gouffres. J’ai aimé avec excès. J’ai manqué de moi. Je me suis raccrochée à des illusions, j’ai confondu l’amour avec l’attente, j’ai appelé “sacré” ce qui n’était que “dépendance”.
Mais je ne regrette rien. Parce que c’est ce feu-là qui a affiné ma voix. Ce sont ces chutes-là qui ont donné de la substance à mes mots.
Aujourd’hui, je n’ai plus besoin d’être parfaite pour être utile. Je n’ai plus besoin d’avoir “tout compris” pour accompagner. Je témoigne depuis l’intérieur. Depuis la vérité, pas la performance. Même quand la peur d’être mal perçue revient par vagues, je choisis de parler quand même.
Je ne veux pas juste guérir. Je veux transmettre.
Offrir à d’autres femmes ce que j’aurais aimé qu’on me tende. Un regard lucide, mais doux. Une parole tranchante, mais aimante. Un rappel que même dans le chaos, il y a du sens à trouver et une voie à tracer.
Et toi, dis-moi. Est-ce que tu guéris pour survivre ? Ou est-ce que tu es prête à transmettre pour faire vivre ?