[51] L’après-jeûne : quand la foi est mise à l’épreuve
J’ai jeûné. J’ai prié. J’ai décrété. J’ai espéré. Et puis… rien ne s’est passé comme je voulais.
6 mois après mon jeûne de janvier 2025, je prends enfin le temps de poser ce que j’ai vécu après ce rendez-vous intense avec Dieu. Parce que parfois, ce n’est pas le jeûne qui est le plus dur… C’est ce qui vient juste après.
💔 Ce que je voulais… mais que Dieu n’a pas donné
J’avais un désir. Fort. Clair. Légitime. J’ai jeûné avec foi. J’ai déclaré ma vision, j’ai décrété mes attentes. Et Dieu ne me l’a pas accordé.
Et là, ça a été un choc. Une vraie claque. Je me suis dit :
“Mais Seigneur… pourquoi tu me dis de décréter si derrière tu ne fais pas ?” “Pourquoi tu me donnes une vision si tu ne veux pas l’accomplir ?”
Je me suis sentie découragée, déstabilisée. Et oui… j’ai lâché. J’ai baissé les bras. Je me suis dit que peut-être j’avais mal compris. Que j’étais pas assez. Pas digne. Pas prête.
Mais dans le fond, quelque part en moi, je savais que Dieu était fidèle. Même si je ne comprenais rien sur le moment. Même si je ne voyais aucun fruit. Je restais persuadée d’une chose :
S’il ne me l’a pas donné, c’est qu’il prépare quelque chose de meilleur.
🛑 Après le feu spirituel… les attaques
Ce qu’on dit rarement, c’est qu’après un jeûne puissant… l’opposition commence.
J’ai enchaîné échec sur échec. J’ai connu des déconvenues. Des humiliations. Des portes fermées. Des gens mal intentionnés sont venus m’approcher. Des offres pas claires, des tentations déguisées. J’étais persécutée de toutes parts.
Et je me suis dit :
“Mais Seigneur, qu’est-ce que j’ai fait ? Pourquoi je prends autant de coups après t’avoir cherché ?”
Et j’ai compris une chose : Quand on fait un jeûne, l’ennemi aussi nous voit. Et parfois, plus on est proche de notre délivrance, plus les attaques sont intenses.
Mon erreur : lâcher avant la fin
J’ai commis une erreur : j’ai lâché avant la percée. Je me suis arrêtée en plein milieu du feu. Je n’ai pas tenu bon. Mais Dieu, Lui, ne m’a pas lâchée.
Il m’a envoyé des rappels. Un jour, une prédication m’a percutée : “Voici la prescription pour grandir avec Dieu du Pasteur Athoms Mbuma.” Ce même jour, au culte avec un ami, j’ai tout lâché. J’ai parlé. J’ai vidé mon cœur. J’ai dit ma peine. Mes déceptions. Mes doutes. Et là, quelque chose a recommencé à remonter en moi.
Et puis j’ai compris…
Avec du recul, j’ai compris autre chose.
Si Dieu ne m’a pas accordé ce que je voulais, c’est peut-être pour me forcer à rester dans le silence. Parce que si j’avais reçu cette chose-là, j’aurais été prise dedans. J’aurais été dans l’agitation, dans l’excitation. Je me serais projetée, activée, perdue même peut-être… Mais je ne me serais pas posée.
Et je pense que Dieu voulait que je me pose. Vraiment. Face à moi-même. Face à mes décisions. Face à ma vision.
C’est dans ce silence que j’ai pris le temps : •d’oser écrire ce blog •de commencer mon podcast •de réfléchir à une vision ultra-affinée, ultra-cohérente •de faire le tri dans ce que je veux et ce que je ne veux plus
Je crois que Dieu voulait me dire : “Naomi, cette année, ce n’est pas celle du sprint. C’est celle de la clarté. Pose-toi. Je vais pourvoir à tes besoins. Mais d’abord… qu’est-ce que tu veux vraiment ?”
Et pour la première fois depuis longtemps, je peux répondre à cette question. Pas en surface. Mais en profondeur.
Conclusion
Ce billet n’est pas un témoignage de victoire immédiate. C’est un témoignage de fidélité malgré l’incompréhension.
Dieu ne m’a pas encore donné ce que je voulais… Mais Il m’a donné la foi pour continuer d’y croire.
Je ne suis pas arrivée au bout. Mais je suis toujours debout. Et ça, c’est déjà un miracle.