Une femme, un fils, une mission

[38] đŸ”„ MarquĂ©e au feu – Mon tatouage du PhĂ©nix

Je sais ce que certains diront. “Une femme de foi? Et tatouĂ©e?” Oui. Exactement.

Mais ce que les gens ne voient pas, c’est le feu que j’ai traversĂ©.


Entre 2013 et 2021, je n’ai pas juste eu des difficultĂ©s. J’ai failli perdre la tĂȘte. J’ai failli perdre la foi. J’ai failli perdre ma vie.

Il y a eu des nuits entiĂšres sans sommeil. Des jours oĂč la douleur Ă©tait si sourde, si profonde, que respirer me coĂ»tait. Et ce n’est pas juste ce que j’ai vĂ©cu qui m’a abĂźmĂ©e. C’est la solitude dans ce vĂ©cu. Le fait que personne ne pouvait vraiment comprendre. Que tout le monde regardait
 mais peu voyaient.


J’aurais pu tout abandonner. Et parfois, j’en ai eu envie.

Mais Dieu m’a tenue. Pas une religion. Pas une Ă©glise. Dieu.

C’est Lui qui a soufflĂ© sur mes cendres. C’est Lui qui m’a relevĂ©e quand plus rien ne tenait debout. C’est Lui qui m’a rappelĂ© que ma vie n’était pas finie. Que j’avais encore un rĂŽle Ă  jouer. Une mission. Une parole Ă  porter.


Alors en 2022, aprĂšs cette dĂ©cennie de feu, j’ai ressenti ce besoin viscĂ©ral : celui de graver ma renaissance dans ma chair.

Pas pour suivre une mode. Pas pour choquer.

Mais parce que ce tatouage du phĂ©nix, c’était ma preuve de vie.


đŸ”„ Ce phĂ©nix, c’est tout ce que j’ai traversĂ©. Chaque deuil. Chaque humiliation. Chaque chute. Chaque moment oĂč je croyais que c’était la fin
 et oĂč je me suis quand mĂȘme levĂ©e.

Je ne voulais pas oublier. Je voulais ancrer ma rĂ©silience. Pour moi. Pour les jours oĂč j’aurais de nouveau peur. Pour me rappeler que je suis invincible en Dieu.


Je sais que le monde religieux juge. Je le vois. Je l’entends. Mais je ne vis pas sous les injonctions religieuses. Je vis sous la Grñce.

Et je refuse l’hypocrisie de ceux qui parlent d’amour
 mais jugent au premier tatouage. Je ne suis pas ici pour plaire aux dogmes. Je suis ici pour incarner l’amour, la vĂ©ritĂ© et la foi vivante.


Je ne suis pas parfaite. Mais je suis entiùre. Et j’ai compris que ma foi ne tient pas dans une apparence. Elle tient dans mes choix, dans mes combats, dans mes silences pleins de confiance.


Ce tatouage, c’est mon mĂ©morial. Le rappel que rien ne m’a dĂ©truite. Le rappel que Dieu m’a gardĂ©e. Le rappel que tout feu que je traverse
 je peux en sortir transformĂ©e.


Parce que je suis cette femme. Celle qui brûle
 mais ne se consume pas. Celle qui renaßt. Encore. Et encore.


Et toi
 qu’est-ce que tu portes sur ta peau, dans ton cƓur, dans ton histoire
 qui mĂ©rite d’ĂȘtre honorĂ©, pas cachĂ© ?