[144] Et si nous étions plusieurs femmes à la fois ? Ma découverte des archétypes féminins
Depuis quelque temps, je me passionne pour les archétypes féminins.
C’est un de ces sujets que l’on découvre un peu par hasard, puis qui finit par nous faire regarder notre vie sous un angle complètement différent.
Au départ, je trouvais l’idée intéressante. Puis, au fil de mes lectures et de mes réflexions, j’ai réalisé que les archétypes permettaient de mettre des mots sur des parties de nous que nous connaissons déjà intuitivement.
Car non, nous ne sommes pas une seule femme.
Nous sommes un mélange de plusieurs énergies, plusieurs facettes, plusieurs manières d’être au monde.
Et selon notre histoire, notre éducation, nos blessures, nos expériences ou encore les périodes de notre vie, certaines prennent plus de place que d’autres.
Les 7 archétypes féminins
On retrouve généralement sept grands archétypes féminins.
La reine
La Reine représente la souveraineté, le leadership et la capacité à créer de l’ordre.
Elle construit, organise, décide et fixe les standards.
Dans sa version mature, elle dirige avec sagesse.
Dans sa version immature, elle cherche à tout contrôler.
La guerrière
La Guerrière agit.
Elle avance malgré les obstacles, protège ce qui compte pour elle et fait preuve de courage.
Dans sa version mature, elle agit avec force et discernement.
Dans sa version immature, elle reste constamment en mode combat.
La sage
La Sage cherche à comprendre.
Elle observe, analyse, apprend et transmet.
Dans sa version mature, elle apporte du discernement.
Dans sa version immature, elle tombe dans la suranalyse et l’intellectualisation.
La mystique
La Mystique est connectée à l’intuition, au sacré et à l’invisible.
Elle ressent avant de comprendre.
Dans sa version mature, elle fait confiance à sa guidance intérieure.
Dans sa version immature, elle peut se déconnecter du réel.
La mère
La Mère nourrit, protège et accueille.
Elle crée des espaces de sécurité émotionnelle.
Dans sa version mature, elle donne sans s’oublier.
Dans sa version immature, elle se sacrifie pour les autres.
La sirène
La Sirène représente le désir, le magnétisme et la créativité.
Elle attire naturellement.
Dans sa version mature, elle rayonne sans chercher à convaincre.
Dans sa version immature, elle dépend du regard extérieur.
La vierge
La Vierge symbolise l’authenticité, la spontanéité et la pureté d’intention.
Dans sa version mature, elle ose être elle-même.
Dans sa version immature, elle peut s’effacer ou se sentir inadéquate.
Une découverte qui a changé ma façon de voir les choses
Ce qui m’a le plus frappée, c’est que nous ne sommes pas limitées à un seul archétype.
Nous les portons tous en nous.
Mais certains sont plus visibles que d’autres.
Et surtout, certains ne sont pas forcément ceux qui correspondent à notre véritable essence.
C’est là que j’ai découvert une notion particulièrement intéressante : la triade archétypale.
Cette approche repose sur ## trois archétypes principaux.
L’archétype dominant
C’est celui que nous incarnons le plus naturellement ou que nous avons développé pour fonctionner dans notre environnement.
C’est souvent celui que les autres perçoivent immédiatement.
L’archétype refoulé
C’est celui que nous avons mis de côté.
Parfois parce qu’il nous fait peur.
Parfois parce que la vie ne nous a pas permis de l’exprimer pleinement.
Pourtant, il contient souvent une clé importante de notre évolution.
L’archétype fantasmé
C’est celui qui nous attire.
Celui que nous admirons chez les autres.
Celui que nous avons envie d’incarner davantage.
Une précision importante
Ce qui me semble essentiel, c’est que les archétypes ne sont pas là pour nous enfermer dans une nouvelle case.
L’objectif n’est pas de se dire :
"Je suis une Sage "ou "Je suis une Reine".
Et d’en rester là.
Les archétypes sont avant tout des outils de compréhension.
Ils nous permettent d’observer nos fonctionnements, nos mécanismes, nos forces, mais aussi les parties de nous que nous avons parfois laissées de côté.
D’ailleurs, il existe une nuance que je trouve particulièrement importante : notre archétype d’essence n’est pas toujours l’archétype que les autres voient en premier.
Parfois, nous développons un archétype de protection.
Un archétype qui nous aide à nous adapter à notre environnement, à traverser certaines épreuves ou à nous sentir en sécurité.
Et à force de l’utiliser, il peut finir par prendre énormément de place.
Au point que nous finissions par le confondre avec notre véritable nature.
- Dans mon cas, par exemple, l’archétype que l’on remarque probablement le plus aujourd’hui est celui de la Reine.
J’organise, je structure, je pilote, je prends des décisions et j’essaie de construire une vision à long terme.
- Mais plus j’explore ce sujet, plus je réalise que mon archétype d’essence est probablement la Sage.
La compréhension a toujours été mon moteur principal.
Observer, analyser, apprendre et donner du sens aux expériences de la vie sont des besoins présents depuis bien plus longtemps que mon besoin de structurer ou de diriger.
La Reine est une énergie que j’ai développée.
La Sage est une énergie que j’ai toujours portée.
C’est pourquoi je pense qu’il est important, lorsqu’on cherche son archétype dominant, de se poser une question supplémentaire :
S’agit-il de mon archétype d’essence ?
Ou de l’archétype que j’ai développé pour me protéger, réussir ou m’adapter ?
La réponse n’est pas toujours évidente.
Et c’est justement ce qui rend cette exploration si passionnante.
Mais comment savoir quels sont nos archétypes ?
Je me suis rendue compte qu’il était beaucoup plus difficile de répondre à cette question qu’il n’y paraît.
Parce que nous avons tendance à confondre ce que nous sommes avec ce que nous avons appris à devenir.
Alors je me suis posé quelques questions :
- Qui suis-je quand personne n’attend rien de moi ?
- Quand j’ai peur, qui prend le volant ?
- Quelle énergie me fatigue le plus ?
- Quelle énergie me manque aujourd’hui ?
- Quelles femmes m’inspirent profondément ?
- Quelle version de moi essaie d’obtenir de la sécurité ?
- Quelle version de moi cherche simplement à vivre ?
Je trouve ces questions bien plus révélatrices qu’un simple test.
Ma propre triade
Aujourd’hui, si je devais définir ma propre triade archétypale, voici celle que je retiendrais.
Mon archétype d’essence : la Sage
Depuis toujours, j’observe, j’analyse et je cherche à comprendre.
Les relations humaines.
Les comportements.
Les systèmes.
Les croyances.
Le fonctionnement du monde.
Comprendre donne du sens à ce que je vis.
Et je crois que cette quête de compréhension fait profondément partie de moi.
Mon archétype refoulé : la Mystique
Celui-ci a été plus difficile à reconnaître.
Parce que j’aime comprendre avant de faire confiance.
J’aime analyser avant de ressentir.
Pourtant, je sens que ma prochaine étape se situe probablement là : apprendre à faire davantage confiance à mon intuition, à la foi, à ce qui ne s’explique pas toujours.
Mon archétype fantasmé : la Mère
Pendant longtemps, j’aurais probablement répondu autre chose.
Mais lorsque j’imagine ma vie idéale, je ne vois pas forcément le succès ou la performance.
Je vois un foyer.
Une grande table remplie de monde.
Des rires.
Des enfants.
Des discussions qui durent.
Un lieu où l’on se sent attendu.
Un lieu où l’on se sent chez soi.
Je crois que ce que je fantasme n’est pas tant un rôle qu’un sentiment : celui de créer un espace où les personnes que j’aime peuvent se retrouver, grandir et s’épanouir.
Et toi ?
Si tu devais choisir ta propre triade archétypale :
- Quel est ton archétype dominant ?
- Quel est ton archétype refoulé ?
- Quel est ton archétype fantasmé ?
Et surtout :
- Ton archétype dominant est-il réellement ton archétype d’essence ?
- Ou est-il devenu dominant parce qu’il t’a permis de te protéger, de réussir ou de t’adapter ?
La réponse pourrait bien t’apprendre quelque chose sur la femme que tu es aujourd’hui… mais aussi sur celle que tu es en train de devenir.
Et depuis que j’ai découvert les archétypes féminins, je me suis rendue compte d’une chose amusante : je ne regarde plus les êtres humains tout à fait de la même manière 😅
J’observe davantage. J’écoute autrement.
Et je me surprends parfois à essayer de identifier les archétypes qui s’expriment chez les personnes que je rencontre.
Car les femmes ne sont pas les seules à posséder des archétypes.
Il existe également des archétypes masculins, tout aussi fascinants à explorer.
Je crois même que cela devient doucement mon nouveau terrain de jeu intellectuel.
Comprendre les dynamiques archétypales, ce n’est pas mettre les gens dans des cases.
C’est apprendre à voir les multiples facettes qui cohabitent en chacun de nous.
Et plus j’explore ce sujet, plus je réalise qu’au fond, les archétypes ne parlent pas seulement de personnalité.
Ils parlent de notre manière d’aimer, de nous protéger, de grandir et d’habiter le monde.