[143] Mon défi anti-procrastination de 30 jours : bilan
Ce défi de 30 jours m’a appris quelque chose sur la procrastination
Quand j’ai décidé de me lancer un défi de 30 jours contre la procrastination, je ne m’attendais pas à une révolution.
Je ne pensais pas écrire un livre, lancer un nouveau business ou transformer ma vie du jour au lendemain.
Mon objectif était beaucoup plus simple : avancer sur toutes ces petites choses que je remettais sans cesse au lendemain.
Tu sais, ces tâches qui ne sont ni compliquées ni urgentes, mais qui restent dans un coin de notre tête.
Une facturation à mettre à jour.
Un dossier en retard.
Un appel à passer.
Un dressing à ranger.
Du linge à plier.
D’ailleurs, s’il y a bien une tâche que je déteste, c’est plier le linge.
Vraiment.
Le jour où quelqu’un inventera une machine capable de prendre le linge propre et de le ressortir parfaitement plié, je serai probablement la première cliente.
Avant, un panier de linge pouvait rester là une semaine, parfois deux.
Je piochais dedans au fur et à mesure de mes besoins en me disant que je le ferais plus tard.
Et puis plus tard arrivait… sans que je le fasse.
Pendant ce défi, quelque chose a changé.
Pas parce que j’ai soudainement appris à aimer plier le linge.
Soyons honnêtes : ce n’est toujours pas le cas.
Mais le délai entre le moment où je vois une tâche et le moment où je m’en occupe s’est considérablement réduit.
Aujourd’hui, le panier reste rarement plus de deux ou trois jours.
Pour certains, cela peut sembler anodin.
Pour moi, c’est un vrai changement.
Au fil de ces 30 jours, j’ai également mis à jour des facturations clients, avancé sur des dossiers en attente, rangé des espaces qui en avaient besoin depuis plusieurs mois, travaillé sur ma vision personnelle et professionnelle, affiné mon pilotage financier afin d’avoir une vision plus précise de mes marges de manœuvre et de mes priorités, et réglé plusieurs sujets que je laissais traîner.
Rien d’impressionnant.
Rien qui mérite une médaille.
Mais lorsque j’ai regardé la liste à la fin du défi, je me suis rendu compte que j’avais avancé sur beaucoup plus de sujets que je ne l’imaginais.
Individuellement, aucune de ces actions n’a changé ma vie.
Collectivement, elles m’ont permis de me sentir plus légère et plus sereine.
Ce défi ne m’a pas transformée en machine à productivité.
Je procrastine encore.
Certaines tâches me rebutent toujours.
Je continue d’avoir des jours où je n’ai envie de rien faire.
Mais aujourd’hui, je laisse moins de choses s’accumuler.
Et cela fait une différence.
Une différence dans ma charge mentale.
Dans mon niveau de stress.
Dans le sentiment d’avancer, même lorsque les progrès sont modestes.
Alors, à la fin de ces 30 jours, j’ai pris une décision.
Repartir pour un nouveau cycle.
Pas parce que tout est parfait.
Pas parce que j’ai atteint un objectif spectaculaire.
Mais parce que parfois, il suffit simplement d’arrêter de repousser ce que l’on sait déjà devoir faire.
Une petite action à la fois.