[136] « Et si le besoin d’être entourée n’était pas une obligation? »
Je vais être honnête : je suis quelqu’un de casanier.
Et non, ce n’est pas un problème à régler.
Pendant longtemps, j’ai été entourée. École, collège, lycée, vie professionnelle … toujours du monde autour de moi. Et pourtant, si je suis vraiment honnête, je me suis souvent sentie seule.
Pas seule physiquement.
Seule intérieurement.
Aujourd’hui, c’est presque l’inverse.
Je suis beaucoup plus seule… mais je me sens alignée.
Il y a un truc que j’ai compris avec le temps :
Tout le monde parle du besoin d’appartenance. Du fait d’être entouré.e, intégré.e, connecté.e Comme si c’était une norme universelle.
Mais moi, je ne fonctionne pas comme ça.
La solitude ne m’abîme pas.
Elle me ressource.
C’est dans le calme que je me retrouve.
C’est dans le silence que je réfléchis.
C’est seule que je me réaligne, que je reprends de l’énergie, que je redeviens claire.
Et parfois, je me pose la question :
Est-ce que je suis normale ?
Parce que je ne ressens pas ce besoin constant d’être entourée. Je ne ressens pas ce manque que d’autres décrivent.
Je peux voir du monde, sortir, partager et j’aime ça. Mais je n’en ai pas besoin pour me sentir bien.
C’est très différent.
Alors non, je ne suis pas la fille qui a toujours besoin de plans, de sorties, de monde autour d’elle.
Je peux rester chez moi, dans ma bulle, et être parfaitement bien.
Pas par défaut.
Par choix.
Mais attention : ça ne veut pas dire que je ne veux personne dans ma vie.
Ça veut dire que je suis devenue exigeante.
Si je crée du lien, ce n’est pas pour combler un vide.
C’est parce qu’il y a quelque chose de vrai.
Aujourd’hui, j’ai besoin de me reconnaître dans les personnes que je fréquente. Dans leurs valeurs. Dans leur manière de penser. Dans leur envie d’évoluer.
J’ai besoin d’échanges profonds. De conversations qui nourrissent. De personnes qui apportent quelque chose et à qui j’apporte aussi.
Sinon, très honnêtement… je préfère être seule.
Ce que certains appellent « solitude », moi j’appelle ça de l’espace.
Un espace pour penser.
Un espace pour construire.
Un espace pour devenir.
Et peut-être que ça évoluera.
Peut-être que je créerai un cercle qui me ressemble vraiment. Peut-être que je rencontrerai des personnes avec qui tout sera fluide.
Je n’en sais rien.
Mais ce que je sais aujourd’hui, c’est ça :
Je n’ai pas besoin d’être entourée pour me sentir complète.
J’ai besoin d’être alignée.